Rois, reines, princes et princesses d'Angleterre : de Guillaume le Conquérant au Prince William

Envahie par les Celtes, les Romains, les Angles, les Saxons, les Vikings et les Normands
de Guillaume le Conquérant, la nation anglaise se stabilise à la fin du XI<sup>e</sup> siècle. On y
parle français et la tentation est grande pour les puissants Plantagenêts, puis les Lancastre,
de revendiquer ce trône de France dont ils s'estiment devenus héritiers par les femmes.
Malgré de splendides succès, ils perdront pourtant la guerre de Cent Ans.
Dotée d'une Magna Carta dès 1215, d'une religion, l'anglicanisme, dont le fondateur,
Henri VIII, se proclame le chef en 1529, d'un système juridique, l' Habeas Corpus , depuis
1679, l'Angleterre creuse un sillon original, en avance sur les autres nations du monde.
Sa marine, la première de toutes, lui permet, dès le règne d'Élisabeth I<sup>re</sup>, de constituer un
immense empire.
Neuf dynasties se succèdent, parfois dans la fureur des révolutions - Charles I<sup>er</sup> y laissera
sa tête. La démocratie anglaise devient de plus en plus exigeante, posant la responsabilité
du cabinet devant les chambres dès l'arrivée des Hanovre au XVIII<sup>e</sup> siècle. S'achevant en
1901, le long règne de la reine Victoria incarne la plénitude de l'Empire britannique,
premier ensemble économique mondial.
Deux rois exemplaires, George V et George VI, incarnent l'esprit de résistance britannique
durant les deux guerres mondiales du XX<sup>e</sup> siècle. Sortie ruinée de ces périls, la
Grande-Bretagne aspire à renaître. Inflexible, la reine Elizabeth II, sur le trône depuis
1952, surmonte les épreuves tant nationales que familiales avec un sens de l'État qui fait
l'admiration de son peuple et démontre que tradition et modernité peuvent se conjuguer.
Laissera-t-elle le trône à son fils Charles, ou plutôt à William, son petit-fils, dont le
mariage avec Kate Middleton, en avril 2011, incarne le renouveau à Buckingham Palace ?