La contrebande en Côte d'Ivoire : le cas du district d'Abidjan

La contrebande en Côte d'Ivoire
Le cas du district d'Abidjan
La contrebande, phénomène ancien, revêt aujourd'hui des formes multiples. Dans le district d'Abidjan, elle est de deux types : la contrebande transfrontalière, pratiquée par les populations de localités riveraines des différents corridors routiers et des entrées routières, et la contrebande structurée, pratiquée par des commerçants de l'informel disposant d'une bonne assise financière et matérielle. Dans le premier cas, la contrebande transfrontalière trouve sa justification dans l'hétérogénéité de l'environnement économique, fiscal et monétaire, dans lequel se meut la Côte d'Ivoire en général et Abidjan en particulier. La Côte d'Ivoire partage ses frontières avec la Guinée et le Liberia à l'ouest, le Mali et le Burkina Faso au nord et le Ghana à l'est. Ceci explique un différentiel de prix énorme entre les marchandises produites par la Côte d'ivoire et celles frauduleusement importées. Quant à la contrebande structurée, elle est le fait de trafiquants professionnels et organisés disposant de moyens financiers et matériels très importants. Habitués des rouages de l'administration, ils usent des imperfections du système de contrôle douanier pour faire entrer irrégulièrement des marchandises sur le territoire.