Petite histoire d'Oléron

Les préhistoriens décrivent les premiers Oléronais
entre agriculture, pêche et artisanat. L'île s'est
toujours inscrite à mi-chemin des activités de subsistance
et d'échange, tendance renforcée par une intégration
précoce à l'Empire Plantagenêt. Avec le sel et
le vin pour richesses, c'est avec le statut de «trésor de
guerre» qu'elle a traversé le Moyen Âge et une partie de
l'époque Moderne. Bien intégrée à l'échange européen,
elle a basculé dans l'économie monde, au XVI<sup>e</sup> siècle des
grandes découvertes. Tout est venu du sel, à l'origine
d'un intense cabotage et dont la demande a explosé avec
l'avènement de la pêche à Terre Neuve. C'est alors que
la monarchie absolue a travaillé à étendre son emprise
sur la «frontière de mer» dont Oléron était une pièce
maîtresse. Au XIX<sup>e</sup> siècle, l'île a connu des mutations
accélérées. L'ostréiculture a pris le relais du sel et amorti
la crise du phylloxera tandis que le développement
portuaire engageait l'île sur de nouvelles voies (filières
pêche et tourisme). Occupée durant la Seconde Guerre
mondiale, Oléron fut parmi les derniers territoires français
libérés en 1945. L'île a confirmé son orientation
touristique après 1966, avec la construction du viaduc.
L'intercommunalité, qui fête ses 20 ans cette année, se
porte garante des équilibres du territoire, du respect de
son authenticité et de ses patrimoines.