Charles Martin-Sauvaigo (1881-1970) : un peintre niçois de son temps

Un Niçois peintre officiel de la marine
En 1922 il devient peintre officiel de la Marine. Il participe à la création de la Société des Beaux-Arts
de la mer. Il réalise un immense diorama de plus de 400 mètres carrés pour décorer le pavillon de
la Côte d'Azur à l'exposition universelle de Paris de 1937 qui accueillera plus de trente millions de
visiteurs. Il décore les grands paquebots de luxe de la Compagnie Générale Transatlantique et des
Messageries maritimes (le Ville d'Oran, la Marseillaise, l'Île-de-France, le Liberté, le Magellan).
Le temps de la reconnaissance
Il peint de nombreux paysages ou marines pour les grandes galeries parisiennes, reçoit une médaille
d'or au Salon des artistes français de 1934, est déclaré hors concours et devient membre
du comité. Il est nommé professeur de dessin à l'école Polytechnique de 1935 à 1954. Il utilise sa
notoriété pour oeuvrer dans plusieurs associations de soutien aux artistes sans travail.
Peintre parfois critiqué comme trop conventionnel dans sa peinture de décoration murale, Martin-Sauvaigo
a dans sa peinture de chevalet une touche impressionniste remarquable. Il a su capter la
lumière de la Côte d'Azur dans ce qu'elle a de tendre plutôt que dans ses excès de soleil. Il réussit
un compromis entre la peinture traditionaliste du XIX<sup>e</sup>, les recherches de l'impressionnisme et l'Art
nouveau.
L'ouvrage que lui consacre son fils Jean-Pierre, permet de comprendre le sens de l'oeuvre d'un des
peintres marquants du début du XX<sup>e</sup> siècle, et qui n'a jamais oublié son Nice natal.
Lisez ce livre qui se dévore comme un roman puis allez découvrir quelques toiles de Charles Martin-Sauvaigo
au Musée Masséna, à la Chambre de Commerce de Nice, au lycée Masséna, à la Préfecture
de Nice, mais également au Musée national d'art moderne de Paris.