Les flux de la philosophie des sciences au XXe siècle

Ce livre montre comment les recherches qui prônent
l'unité de la science prennent leur départ au début du siècle
en Europe centrale et à Cambridge autour de
préoccupations logiques proches de celles de la peinture, de
l'architecture, de la musique. Dispersés par la venue du
nazisme, ces chercheurs essaiment en Grande-Bretagne,
dans le Commonwealth et aux USA.
Au cours du siècle, interviennent des considérations
historiques, sociologiques et culturelles, sans parler de la
tension constante entre ce qui est objectif et empirique et
ce qui est théorique ou non-observable. Se dissolvent alors
progressivement des notions comme les lois de la nature ou
encore l'unité de la science, ainsi que le projet de réduction
des mathématiques à la logique formelle et des sciences
naturelles à la physique. Finalement, se trouvent mis en
question l'implacabilité et le sens même du déterminisme
que proclamait Laplace.