De Marsassoum à Paris : itinéraire d'un enfant du Sud

De Marsassoum à Paris
retrace le parcours de Yankhouba, un enfant originaire
d'un bourg situé dans le département de Sédhiou, au sud du Sénégal. Un
bouleversement, celui de la mort de son père, affectera son existence. Arraché à sa
mère (une sudiste) pour son éducation, il sera installé dans l'une des plus grandes
métropoles de l'Ouest africain : Dakar. Sa vie au Nord, loin de sa mère, n'est faite
que d'obstacles et de malheurs. Il abandonnera ses études après la seconde pour
subvenir aux besoins d'une mère abandonnée à elle-même.
Ce roman, c'est aussi l'histoire d'une vie ponctuée de rencontres féminines. Le
narrateur avait dix-huit ans quand il croisa Nafi, une fille de la bourgeoisie locale.
Pendant des années, il savourera sa conquête. Même sa rencontre avec Florence,
une perle du Sud que le hasard plaça sur sa route, n'avait pas réussi à l'éloigner de
cette fine fleur du Nord.
Mais Yankhouba semble poursuivi par le démon. En effet, une autre calamité
s'abattra sur lui. Il perdra son mentor, l'oncle Manka, l'instituteur et Nafi le quittera
pour Paris sans toutefois que l'amour qu'ils nourrissent l'un pour l'autre en pâtisse.
Tout allait bien jusqu'au jour où un prédateur venu de Belgrade demanda la
main de Nafi à son oncle, un accro des traditions. Le narrateur tentera de la rassurer
avant de sombrer lui-même dans le désespoir, mais pas pour longtemps. Yankhouba,
tout comme Sisyphe, tient bon.
Il rendra visite à Maoudo, son oncle maternel, au sud du pays. Ce voyage est
une sorte de retour aux sources, un moyen de se purifier.
On lui apprendra que Nafi ne devait pas être son épouse et on lui fera une brève
description de celle qui partagera ses couches. On lui parlera également d'un avenir
prometteur hors des frontières africaines.
De ce roman, qui s'achève sous le signe du départ du narrateur pour la ville
Lumière, émane une invitation à la réflexion sur ce qu'il est encore convenu
d'appeler famille en Afrique.