Le blocus de Bayonne en 1814 : d'après les contemporains et des documents inédits

Paru initialement en 1900, cet
ouvrage, précis et détaillé, permet
d'avoir une idée complète des
dramatiques événements qui se
déroulèrent, voici deux cents ans, à
Bayonne et dans ses proches alentours
: les armées françaises, battues
à Vitoria en 1813, évacuent l'Espagne envahie depuis 1808. Les alliés
(anglais, espagnols, portugais) poursuivent lentement leur avance et
pénètrent en France à l'hiver 1813 par le pays Basque. Le maréchal Soult
qui a pris le commandement des armées françaises décide de défendre
la place-forte de Bayonne coûte que coûte et d'y «fixer» une partie
importante de l'armée alliée tandis que lui-même se retire vers l'Est,
parallèlement aux Pyrénées, entraînant à sa suite le général Wellington
qu'il affrontera en deux batailles incertaines, à Orthez (février) puis à
Toulouse (avril).
De février à mai 1814, le général Thouvenot tient la place de Bayonne
tandis que les Anglais parviennent à construire un pont de bateaux et
franchissent l'Adour à Boucau. Dès lors le blocus est mis en oeuvre des
deux côtés du fleuve. Les hostilités se prolongeront même après l'abdication
de Napoléon I<sup>er</sup> (6 avril), par la sortie mémorable des troupes
françaises le 14 avril qui capturent le général en chef anglais Hope.
Bayonne ne sera jamais prise ni occupée, restant fidèle à sa fière devise :
nunquam polluta (jamais souillée)...