Ma petite entreprise punk : sociologie du système D : l'exemple Flying Donuts

«Nous venons d'un monde où l'on fait les choses nous-mêmes»
[Ian McKaye, chanteur et guitariste de Fugazi]
La scène punk rock a érigé le système D en valeur cardinale.
Entreprendre est son maître-mot. Cette dynamique conduit
au développement d'une multiplicité d'entreprises punk.
Des entreprises qui font les choses par leurs propres moyens.
Ce type d'engagement contraint à faire énormément par soi-même
et conduit, inlassablement, à développer des coopérations. Ce qui
représente le plus sûr moyen de rentabiliser ses investissements
et constitue, potentiellement, une puissante source de satisfaction.
Car la capacité d'agir et de penser avec intensité - qui est
au principe du système D - devient un art de vivre en ce qu'il
permet d'«inventer son quotidien».
«Je trouve toute cette communauté un peu magique. Ce qui me plait
vachement, c'est l'entraide qu'il peut y avoir dans tout ce truc là, le
système d'échanges, de distro tout ça. C'est assez magique. C'est grâce
au système D qu'on arrive à tourner à l'autre bout de l'Europe de l'Est
et c'est grâce au système D qu'on arrive à aller au Québec comme plein
d'autres groupes arrivent à aller partout dans le monde. Je trouve que
tu arrives un peu à déplacer des montagnes avec juste une entraide
entre les gens. Et ça c'est vraiment cool ! Je trouve ça vraiment très
sain le système D. [Benjamin Dalstein, batteur de Flying Donuts] »