Autres étranges nouvelles du Croisic

Le Croisic charme le visiteur, lui offre souvent des
journées de lumière et d'harmonie, à moins que les
grains successifs ne rendent son séjour impossible...
J'ai toujours plaisir à marcher le long de la Côte
Sauvage, même si l'été elle est un peu trop
fréquentée à mon goût et si l'hiver il faut capeler une
veste de quart pour tenir au vent et affronter les
grains.
Oubliez les lotissements et respirez cet air étrange
chargé de mystère autour du menhir de «Pierre
longue». Tout près, il y a le «trou de Kourican» et
le «Grand autel», visibles seulement pour qui sait
regarder.
Plus loin, vers la pointe de Port aux Rocs, dans un
des rares derniers chemins creux de la Presqu'île, se
niche une curieuse croix des douaniers, à deux
encablures d'une longère. Suivant l'orientation du
vent, les gabelous pouvaient s'y abriter, s'y terrer
plutôt, en attendant les contrebandiers et les
naufrageurs.
Au hasard d'une marée, une plage a révélé deux
squelettes oubliés par l'histoire.
Le Croisic cultive l'art de l'étrange...