Black neon

Black Néon
Le réalisateur français Jacques Seltzer débarque à Los Angeles pour tourner Black Néon . Hollywood attend beaucoup de lui mais il s'en fiche - ce qu'il veut, c'est être le héros de son film en plongeant dans un monde interlope où évoluent Jeffrey le junkie, Randal l'ex-junkie, Rachel le trans, Lupita la manchote et Genesis la putain... Action !
- C'est aussi simple et compliqué que ça. Je tiens à cerner le rêve américain. Ensuite, je lui fais l'amour... avec mon appareil photo, tu comprends ? Peggy lui adresse un regard incrédule.
- Le rêve américain ?
- Oui.
- Et tu lui fais l'amour ?
- Oui.
- Avec ton appareil photo ?
- Exactement !
Peggy balaie le petit resto du regard avant de dévisager Jacques d'un air narquois :
- Tu crois vraiment que tu vas trouver le rêve américain dans une chambre du motel De Ville ?
« Tony [O'Neill] a fait avec la musique comme avec la piquouze : il n'a pas persévéré. Désormais il écrit des romans. Des auteurs aussi importants que Jerry Stahl, Barry Gifford, James Frey et Dan Fante l'affirment : s'il est un musicien raté, Tony O'Neill est surtout un écrivain sidérant. »
Benoît Sabatier, Tecknikart
« Tony O'Neill [...] n'insiste pas sur les dérives de la drogue [...] en cherchant à exagérer ses effets.
Au contraire, il privilégie un style neutre, efficace dans la narration, pour exposer progressivement ses personnages, leur donner du poids. [...] Plutôt que d'un William Burroughs, [O'Neill] est proche d'univers à la Hubert Selby Jr, Chuck Palahniuk,
Irvine Welsh, Elmore Léonard. »
Lionel Destremau, Le Matricule des anges