Mémoires en jeu = Memories at stake, n° 2. Le fils de Saul : dernier film sur Auschwitz-Birkenau ?. Son of Saul : the last movie about Auschwitz-Birkenau ?

Mémoires en jeu = Memories at stake, n° 2. Le fils de Saul : dernier film sur Auschwitz-Birkenau ?. Son of Saul : the last movie about Auschwitz-Birkenau ?

Mémoires en jeu = Memories at stake, n° 2. Le fils de Saul : dernier film sur Auschwitz-Birkenau ?. Son of Saul : the last movie about Auschwitz-Birkenau ?
Éditeur: Kimé
2017129 pagesISBN 9782841747719
Format: BrochéLangue : Français

Tourisme mémoriel : la face sombre de la terre ?

On a déjà constaté l'étonnant développement à la fois social et culturel du, ainsi nommé en anglais, Dark tourism . Des centaines de milliers de « touristes » sillonnent la terre pour visiter des lieux de terreur politique, de combats mémorables, de souffrances toujours. Cela fait longtemps que le camp-musée d'Auschwitz-Birkenau a dépassé le million de visiteurs annuel, mais l'île de Gorée au Sénégal, le bagne de Port-Arthur en Tasmanie ou le musée de l'Holocauste à Washington n'ont rien, mutatis mutandis , à lui envier. De l'Asie à l'Afrique du Sud, via le Rwanda, de la Pologne à l'Argentine ou à Nankin, les lieux sont innombrables. S'agit-il là d'un exotisme du passé dont les scénographies mémorielles nous procurent une illusion de proximité ? Le terme de « tourisme » - qui vient de l'anglais où il n'a pas la même résonnance qu'en français - ne réduit-il pas des intentions et des pratiques multiples et complexes de groupes ou d'individus ?

Dark tourism : the dark side of the earth ?

It has become increasingly apparent that so-called « Dark Tourism » has been on the rise, socially and culturally, for the past few years. Hundreds of thousands of « tourists » are travelling across the planet to visit sites of either political terror or of memorable battles, always associated with human suffering. For a while now, the Auschwitz-Birkenau camp-museum has been the destination for more than a million visitors per year ; however, Goree Island in Senegal, the Port-Arthur penal colony in Tasmania or the Holocaust Museum in Washington continue, mutatis mutandis , to attract similarly high numbers. From Asia to South Africa via Rwanda, from Poland to Buenos-Aires or Nanking, there is a plethora of such sites. Does this phenomenon reflect the exotic allure of the past, one to which the memorial scenography produces an illusion of proximity ? Does the word « tourism » reduce the complexity of the numerous motivations and practices of groups or individuals who visit memorial and historical sites ?

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)