On l'appelait le Dahlia noir

Le crime du siècle ! C'est ainsi que s'est imposé dans l'inconscient
américain le meurtre d'Elizabeth Short, survenu le 15 janvier
1947. La barbarie et l'étrange mise en scène de l'assassinat -
longtemps inexpliqué - de cette starlette, qu'on surnommait à
Hollywood le Dahlia Noir, en ont fait l'un des symboles du Los
Angeles décadent d'après-guerre.
La fiction elle-même s'est emparée du mythe, avec le best-seller
de James Ellroy et sa récente adaptation au cinéma par Brian de
Palma. Nombreux ont été les écrivains à tenter d'élucider ce
crime, pour lui trouver des explications tortueuses, souvent éloignées
de la vérité.
Aux États-Unis, la publication de ce document a été saluée par
de grands réalisateurs et par des membres de la police de L.A.
proches de l'enquête. John Gilmore y réussit un triple pari. Il
dresse un portrait pénétrant d'Elizabeth Short, beauté fatale
entraînée par ses rêves de vie facile et une étrange frénésie de
rencontres vers le cauchemar absolu. Il dévoile le cheminement
de l'enquête officielle, avec ses blocages, ses trucages, ses
échecs. Il met, enfin, un nom et un visage sur l'assassin du Dahlia
Noir, à qui il donne la parole...
Nul récit de l'affaire du Dahlia Noir n'est aussi hypnotique, troublant
et propre à glacer d'effroi.