Aux origines de Soustons : esquisse de l'histoire d'un village landais jusqu'à la Révolution

Dans cet essai sur les origines de Soustons, l'auteur réfute
d'abord quelques lieux communs, comme les liens de langue et
de civilisation entre Soustons et les Anglais. Puis, le cadre géologique
et la géographie humaine sont précisés à partir des cinq kilomètres
de côte, de l'embouchure du canal de Pinsolle, des quatre étangs
au système hydraulique complexe et de vastes terres cultivées, pour une
superficie totale de 10 000 hectares. Enfin, le cadre historique souligne
moins la formation de la royauté, vu l'éloignement des Capétiens, que
les différentes invasions du premier millénaire en commençant par les
Romains.
L'auteur traite de la période qui va de l'invasion romaine à la fin de la
domination anglaise en 1451, en mettant l'accent sur la pérennité des
structures agraires, villae romaines, alleux francs, seigneuries-caveries
de la coutume de 1300, même si cette chronologie est contestée.
Puis il étudie la période royale qui commence à Henri IV et voit les souverains
essayer d'imposer la taille, puis la capitation, à des populations
pauvres défendant leurs privilèges avec succès.
Une dernière partie marque le tournant centralisateur de la Révolution à
partir de la réunion des États Généraux et les cahiers de doléances, de la
création du département des Landes, du gouvernement de la Terreur et
du code civil qui modifie les conditions du métayage.
Lente à s'adapter aux plantes importées d'Amérique, haricots, tomates,
pommes de terre, maïs, la population, pauvre, garde son caractère rural,
en se nourissant jusqu'en 1914 d'escauton, sorte de polenta, et de méture,
gâteau de maïs.