Le petit mousse d'Aboukir : Giocante de Casabianca face à l'amiral Nelson

Rue des Écoles/Littérature
Juin 1798, L'amiral Nelson sillonnait la Méditerranée à la recherche de la flotte de Bonaparte partie à la conquête de l'Égypte. Le général débarqua son armée le 29 juin au soir près d'Alexandrie. Le 4 juillet, plutôt que de les mettre à la voile en haute mer, le vice-amiral Brueys estima qu'il suffirait d'abouquer les navires en file, à l'ancre le long des côtes de la baie d'Aboukir.
Le 1<sup>er</sup> août vers 14 heures, Nelson apparut en vue de la flotte française dont la moitié des équipages vaquait à terre, en quête d'eau et de vivres. À 17 heures, L'amiral Nelson , en ordre de bataille, engagea le combat. Dans l'impossibilité de manoeuvrer, des navires français furent aussitôt démâtés ou coulés.
Enfant de 12 ans, fils de Luc de Casabianca, commandant du navire-amiral L'Orient , Giocante, fidèle à son poste de mousse-vigie, observait la bataille. Vers 22 heures, le navire L'Orient s'enflamma sous les boulets rouges de Nelson . Giocante, qui depuis sa plus tendre enfance rêvait de devenir capitaine de frégate, refusa sa propre évacuation alors que le commandant, un bras arraché, ordonnait le sauve-qui-peut. L'enfant supplia son père d'être le dernier à quitter le navire en flammes, avec lui grand capitaine.