Le cinéma ne se rend pas : essai

Si les affables tenants du système vantent désormais
par tous les moyens l'art cinématographique,
c'est avant tout parce que ce dernier n'est
plus qu'une habile courroie de transmission des
valeurs de la modernité. Promoteur infatigable de
l'érotisme de masse et de l'hyperindividualisme,
le cinéma affine sans cesse son esthétique de fascination,
afin de toujours mieux assurer l'emprise
démesurée sur les reins et les coeurs qui nous
tient lieu de Culture. De Walerian Borowczyk à
Bela Tarr, de Michaël Powell à Ken Loach, d'Eric
Rohmer à Bruno Dumont, cet ouvrage, qui s'intéresse
exclusivement au cinéma européen, entend
à l'inverse célébrer les oeuvres et les auteurs
qui demeurent de véritables contrefeux, de par
leurs thèmes et leurs formes, à la tyrannie médio-cratique.