Tourgueniev-Flaubert, une franche amitié : adaptation libre de leur correspondance

Dix-sept ans durant, Tourguéniev et Flaubert entretiennent une amitié franche, fraternelle, sans la moindre brouille. Ils ont le même goût du beau, les mêmes valeurs morales, la même aversion pour l'argent et la bêtise. Flaubert admire l'écrivain russe qu'il considère comme « le seul mortel avec qui il aime causer ». Cette causerie, qu'ils poursuivent sans relâche par écrit a pour maîtres-mois, la vie, la mort, le style ! Nos deux géants rient, gesticulent et s'insurgent en s'indignant tour à tour contre les Communards et contre les Versaillais. Ils présentent l'avènement d'un monde bourgeois triomphant qui balayera leur idéal littéraire. Au détour de cette conversation épistolaire, on assiste également à la genèse du chel-d'oeuvre inachevé de Flaubert
Bouvard et Pécuchet
dont Tourguéniev sera le premier lecteur.