Ours, lynx, loup : une protection contre nature ?

L'ours, le lynx et le loup fascinent, effraient,
dérangent... Depuis leur retour dans nos montagnes,
le débat sur leur cohabitation avec l'homme
est toujours aussi exalté. La controverse fait rage.
Ils sont, selon les uns ou les autres, tantôt symboles
de la protection de l'environnement,
tantôt attractions touristiques ou encore tueurs
sanguinaires. Leur réapparition dans des zones
rurales plus ou moins délaissées a permis de mettre
le doigt sur une série d'enjeux non seulement
écologiques, mais aussi socio-économiques, culturels,
politiques et territoriaux.
Dans ce contexte conflictuel, faut-il continuer à
protéger ces grands carnivores, accusés de décimer
le bétail ? Des pistes encourageantes existent,
qui permettraient de préserver les écosystèmes,
de limiter la prédation sur les troupeaux,
de sauvegarder l'activité pastorale, tout en favorisant
le multi-usage des territoires. Comment peut-on
envisager une protection raisonnée et acceptable
par tous de ces grands prédateurs ?