Kojimachi 5-7 : histoires d'un morceau de vie au Japon

« Vous allez au Japon ? Quelle chance vous avez ! », me
disent, en choeur, beaucoup de mes amis du Caire. « Alors,
vous allez voir », m'affirment ceux qui connaissent ou font un
peu semblant.
Et s'en suit une longue liste, baroque autant qu'étrange, digne
d'un inventaire « à la Jacques Prévert », de ce que le Japon
évoque surtout pour eux. Bien sûr, les sushis et le « Fujiyama » ;
les cerisiers en fleurs et les kakémonos ; l'empereur Hiro Hito
et Madame Butterfly ; le sumo et Madame Chrysanthème ;
les yeux bridés et les salons de massage ; le tir à l'arc et le
soleil levant ; le Sashimi et Akio Morita ; les samouraïs et
le tepanyaki ; les transistors et les lampes en papier ; les
kimonos et le « made in Japan » ; Sony et les tremblements
de terre ; Hiroshima et la guerre de Corée ; Nagasaki et les
jambes arquées ; les geishas, les ninjas et puis le kabuki ;
les jardins, la rigueur et la grande propreté ; Mishima et le
Hara Kiri ; Paul Claudel et le théâtre Nô ; Pierre Loti et puis
Yokohama ; Momotaro, son chien, son singe et son faisan ;les
tatamis et la cérémonie du thé et puis, par-dessus tout, les
estampes !