La femme et ses images dans le roman gabonais

La femme et ses images dans le roman gabonais
L'étude de la femme et de ses images dans la prose romanesque gabonaise est surtout une photographie de la femme plurielle, telle qu'elle se donne à lire à travers quatre romans ( G'amérakano, La Mouche et la glu, Au bout du silence et Fureurs et Cris de femmes ), et à travers les mécanismes d'écriture des auteurs, notamment : Ntyugwetonde Angèle Rawiri, Laurent Owondo Ambaye et Maurice Okoumba-Nkoghe.
Quatre types de femmes : Toula, Nyota, Nindia et Emilienne, correspondant à l'évolution de l'image de la femme, ont été dégagées ; il s'agit de la « vénusiaque », type classique reconnu pour son corps, de « l'antigoniaque », rebelle et jalouse de sa liberté, de « l'athéniaque », brisant les chaînes de l'obscurantisme grâce à sa métis , ainsi que de « l'amazoniaque », véritable figure égalitaire de l'homme.
Quatre romans enfin, qui font la peinture de quatre images féminines à savoir : « l'aliénée », « la rebelle ou la révoltée », « la déterminée ou la rusée » et « l'émancipée » ; faisant respectivement appel à quatre figures de l'écriture romanesque : « le cercle », « le rectangle », « le triangle » et « le carré ».