Pour qui donc chantons-nous ? ou Les aventures de Vassilissa

Au tout début, la fille s'appelait autrement, Alexeï ne se rappelait plus quoi. Puis Vitia Mitchourine proposa Vassilissa et l'idée plût. « Parce que ça faisait Vassilissa Maximovna Praskova. Tu comprends ? Comme Vassili Maximovitch Praskov. » Les détenus aiment imaginer le double féminin du directeur du camp se faire passer dessus par n'importe qui. Lui-même a bien dû remarquer l'intention parodique, mais à l'évidence s'en moque. Tant que l'argent rentre, il leur laisse cette revanche dérisoire.
Jean-Vincent Pinard n'est pas natif d'une République Socialiste Soviétique et n'a jamais été condamné pour « activité trotskiste contre-révolutionnaire ».
Il n'a pas fait non plus l'expérience des travaux forcés dans « le pays de la mort blanche ».
Entre pastiche de roman érotique et des Récits de la Kolyma , l'auteur interroge le sens et l'utilité de la littérature dans une société totalitaire.
Pour qui donc chantons-nous est son premier roman.