Littérature et progéniture

La fin quasi obligée des contes pour enfants, « Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants », ne semble pas avoir été, dans la vie, la conclusion adoptée par tous les écrivains. Sur deux cent cinquante-deux écrivains répertoriés, allant du début du XVI<sup>e</sup> siècle jusqu'au milieu du XX<sup>e</sup> et connus pour être étudiés dans les programmes scolaires ou universitaires, plus de soixante pour cent n'ont pas eu de descendance reconnue. De là naît une singulière question qui fait l'objet de cet ouvrage. L'acte d'écrire des livres pourrait-il occulter, entraver, voire empêcher, celui, plus largement partagé par le commun des mortels, de se reproduire ? En d'autres termes, littérature et progéniture ne seraient-elles pas, dans une certaine mesure, incompatibles ?