Interludes ou l'art de la fuite

De Peyrol évolue dans un milieu bourgeois, sa rencontre
avec Véronique va le tirer de sa torpeur. Sa vie peut-elle
buter sur une très jeune fille ? Comment entraînera-t-elle,
à son corps défendant, ce cadre à la limite du
caricatural, dans ce monde si différent du sien.
Dans notre milieu, à la lisière de la technostructure , les
êtres humains ont-ils encore une âme, une profondeur
psychologique ? En dehors des individus qui recourent
aux confrontations avec leur analyste, existe-t-il toujours
la possibilité d'évoquer autre chose que les apparences ?
Peut-on désormais demander au prosateur de nous
offrir en toute pertinence la véritable épaisseur de
quelques personnages ? Tous les contemporains que
nous croisons, par effraction, peuvent-ils se conduire en
un peu plus que des façades sociales ?
Répondre à ces questions peut dérouter ceux qui
veulent absolument que tout soit implacablement
adéquat aux règles de l'Art. En allant au-delà, pourrat'on
tout au plus se demander ce qui pousse le héros de
ce roman à vouloir fuir une société qui se trouvait alors
à l'abri du Sida et de l'Exclusion.
L'auteur extrait de sa gangue Raymond de Peyrol afin de
montrer en quoi ses agissements sont motivés par des
considérations différentes des vieilles recettes faisant de
la très bonne fiction. Si l'action de ce roman se situe dans
les années 80 et si sa trame est toujours d'actualité, les
barrières sociales, aujourd'hui tombées, s'ouvrent
cependant vers d'autres lieux tout aussi inquiétants.