Feu, air, terre, eau. Fuoco, aria, terra, acqua

Suivant le philosophe grec Empédocle et les anciens
naturalistes, toutes choses ont leurs racines dans les quatre
éléments : feu, air, terre et eau. Cette dimension mythologique
de la cosmogonie est symboliquement à l'origine des quatre
parties de ce recueil.
Dans ce contexte le feu évoque l'amour qui consume ou les
larmes brûlantes du regret, ou encore l'incendie de la création
poétique. Le feu étant alimenté par l'air, la poésie se fait zéphyr
ou tempête, air marin, air de neige et air musical, finalement.
Puis viendra la terre, le corps fragile et faillible, la matière qui
nous forme et nous dit qu'en dehors d'elle il n'y a qu'une
«lumière noire». Enfin l'eau, l'élément qui se rattache à la
naissance et à la mort, mais aussi au changement et à
l'espérance.
Ces cinquante-trois poèmes composés en bilingue visent à
l'émotion du lecteur : l'écriture en est riche, sensible,
rigoureuse comme un syllogisme. Poésie métaphysique qui
parle clair et dont sa vive clarté éblouit.