Le vent des steppes : trois poètes kazakhs

Peu de Français sans doute savent où se trouve
le Kazakhstan, sauf peut-être dans une géographie
imaginaire faite de lointains mystérieux,
d'espaces immenses jusqu'au vertige, de ces couleurs
et de ces parfums foisonnants dont on peuple toute
contrée mythique... Bref pour savoir où se trouve
cette terre du grand Est, on peut s'en remettre à l'Atlas.
On ferait aussi bien de se fier aux poètes et à cette
anthologie que le lecteur tient dans ses mains.
Puisqu'aussi bien un pays se trouve où son âme se
tient, tout exilé le sait qui porte avec lui intérieurement
sa contrée natale.
(...) «Si tu n'es pas amoureux de cette vie jusqu'à la
fin alors tu n'es pas digne d'être appelé poète !» dit
Nourlan Orazaline.
C'est ce quoi en effet nous croyons et ce pour quoi
finalement, dans notre occident neurasthénique,
nous avons grand besoin de poètes, c'est-à-dire
d'amoureux de la vie.
Extrait de la préface de Jean-Pierre Siméon