Giselle Soubiran : des fondements de la clinique à la recherche en psychomotricité

Giselle Soubiran, née pendant la première guerre mondiale, a traversé tout
le XX<sup>e</sup> siècle. Formée à la psychologie et à la kinésithérapie, elle fut à l'origine,
avec Julian de Ajuriaguerra, d'un nouveau métier de la santé : la psychomotricité ,
qu'elle a toujours qualifiée de «psychothérapie à médiation
corporelle».
Tout au long de sa vie, cette très grande clinicienne s'est battue pour faire
reconnaître cette jeune discipline en créant elle-même une formation en
psychomotricité (l'Institut supérieur de rééducation psychomotrice, ou
ISRP) - qui fut reconnue par l'État quelques années après sa création - et
en parcourant le monde afin de convaincre le corps médical de l'efficacité
de la psychomotricité comme thérapeutique.
Désormais, l'intérêt qu'elle présente, notamment dans le traitement de ce
que l'on appelle les maladies de civilisation (stress, troubles du sommeil,
conduites addictives, etc.) n'est plus à prouver. Aujourd'hui, cette discipline
est plus vivante que jamais : les masters dans ce domaine existent
dans de très nombreux pays, et on compte actuellement plus de 20 000
praticiens diplômés dans le monde.