Les super bonus du foot : document

Dans un monde auquel l'argent a fait perdre la tête, le
foot assure une bonne partie du spectacle. Pas une saison
sans soupçon de matchs truqués, sans la révélation de transferts
aux coûts astronomiques (plus de 90 millions d'euros
pour Ronaldo, dernier record en date !), sans ouverture
d'enquêtes judiciaires suivies de procès retentissants
(le PSG, cette année). Or jusqu'ici, dans les prétoires,
on n'a pas encore vu de joueurs - ces grands bénéficiaires
d'une si efficace machine à fric, que l'on sait pourtant
totalement réfractaires aux prélèvements sociaux comme
à l'impôt. Les clubs, leurs dirigeants et les intermédiaires
portent, pour l'instant, assez bien le chapeau, mais il faut
dire qu'ils n'ont pas leurs pareils pour ficeler les super
contrats offshore au profit des joueurs, inventer des primes
défiscalisées ou pratiquer un lobbying parlementaire
redoutablement efficace.
Pendant six ans, Renaud Lecadre a enquêté. Il
nous révèle le dessous des cartes, démêle, un à un,
les fils des super bonus du foot et nous montre qu'il
est peut-être temps de siffler un coup franc.