Entre science et nigromance : astrologie, divination et magie dans l'occident médiéval (XIIe-XVe siècle)

Entre science et nigromance : astrologie, divination et magie dans l'occident médiéval (XIIe-XVe siècle)

Entre science et nigromance : astrologie, divination et magie dans l'occident médiéval (XIIe-XVe siècle)
2006624 pagesISBN 9782859445447
Format: BrochéLangue : Français

Pourquoi Michel Scot, le fameux savant de l'entourage de Frédéric II,

Guido Bonatti, le plus célèbre astrologue du XIII<sup>e</sup> siècle, Asdente, un

cordonnier de Parme qui abandonna son métier pour devenir prophète,

et de malheureuses femmes «qui laissèrent l'aiguille, la navette et le

fuseau, pour se faire devineresses et se livrer à des enchantements avec

herbes et images», se retrouvent-ils condamnés ensemble à subir le

châtiment des devins en marchant à rebours, la tête à l'envers, dans la

quatrième bolge du huitième cercle de l' Enfer de Dante Alighieri ? C'est

en partant de cette question que ce livre examine, en amont et en aval du

texte de Dante, l'évolution à la fois commune et divergente de l'astrologie

et des arts divinatoires et magiques durant les quatre derniers siècles du

Moyen Âge occidental.

Pour de nombreux clercs médiévaux et certains laïcs en quête de

puissance, en effet, le XII<sup>e</sup> siècle a été celui de la découverte de nouvelles

techniques de prédiction et d'un élargissement du champ d'application

de la magie, le XIII<sup>e</sup> siècle celui de la quête d'une norme face à ces

innovations, et les XIV<sup>e</sup> et XV<sup>e</sup> siècles ceux de l'application de cette norme,

au profit des astrologues mais aux dépens des magiciens et surtout des

sorcières. Au carrefour entre l'histoire des sciences et de la magie et celle

de la société et des pouvoirs, Entre science et «nigromance» met ainsi

l'accent, dans une première partie consacrée aux XII<sup>e</sup> et XIII<sup>e</sup> siècles,

sur le rôle des traductions dans l'évolution des savoirs astrologiques,

divinatoires et magiques, sur la demande sociale et l'impulsion des cours

et sur la recherche d'une norme théologique et juridique en la matière.

La seconde partie examine la promotion socioculturelle et politique de

la science des étoiles à la fin du Moyen Âge, celle, à un moindre degré,

de la chiromancie, de la géomancie et des livres de sorts, les pratiques

et rituels des magiciens et leurs motivations, le livre débouchant sur

un réexamen, à nouveaux frais, des condamnations de la magie et de la

divination et sur la genèse médiévale de la chasse aux sorcières.

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