Sang d'encre ou Quelques jours d'Angélina

Réfugiée dans une petite chambre sous les toits d'un pavillon de banlieue, une jeune femme, Angélina, décide de tuer l'enfant qu'elle attend dès sa naissance.
Dans un étrange climat de peur, près d'un jeune frère mourant de leucémie, le roman raconte les six dramatiques derniers jours de cette «non-naissance», vécus dans le huis clos d'une chambre sans fenêtre, avec une seule petite lucarne, mais dans l'environnement constant des informations de la télévision - autre lucarne - de la radio et des magazines et journaux. Univers qui assène sans cesse, autour d'Angélina, l'annonce de drames et de meurtres apparemment plus graves et sanglants que le geste qu'elle va accomplir.
Un roman qui n'est pas un procès contre un quelconque journalisme, même le plus indécent ou le plus veule, mais simplement ce qu'on appelle un fait divers.
Fait divers atroce, qui à lui seul éclaire singulièrement la masse de tous ceux qui ne nous atteignent qu'en images avec leur fausse vérité de vies devenues spectacle.
Un roman à suspense qui se veut exactement un «arrêt-image» sur une scène «ordinaire» de la vie contemporaine.
Un roman dur, jusqu'à l'événement, totalement imprévu, même par l'héroïne, qui vient en bouleverser la fin attendue.