Verrerie royale de Brassac (1735-1753)

Cette petite brochure est formée d'articles
parus, durant les derniers mois de
1902 et les premiers mois de 1903, dans
le Messager de Brassac , où je raconte à
mes paroissiens, sans aucune prétention
littéraire, l'histoire de leur antique et industrielle cité.
Elle est faite à la demande de quelques-uns
de mes amis du dehors, désireux d'avoir, réunis, les documents concernant
notre verrerie royale C'est là toute sa raison d'être.
Sans être riche en documents sociaux,
elle n'en est point dépourvue.
C'est ainsi qu'on y voit qu'au XVIII<sup>e</sup>
siècle, le gouvernement protégeait activement l'industrie ; - que la lutte du capital
et du travail, pour être moins aigüe
qu'aujourd'hui, n'en était pas moins
réelle ; - que les salaires n'étaient point
inférieurs à ceux du XX<sup>e</sup> siècle, puisque
les ouvriers, pendant le four mort , touchaient
par semaine 6 livres et même 8
livres (42 et 56 fr. de notre monnaie) tandis que le maçon Jean Molle recevait 80
livres (760 fr.) par mois, sans compter le logement et l'exemption des tailles, à laquelle
lui donnait droit son titre de « maçon en verrerie »;