Les arnaques de la téléphonie mobile

Factures délirantes pour SMS surtaxés. Services commercialisés à
grand renfort de publicité, puis suspendus sans explication.
Distributeurs sous contrat, éjectés des réseaux sous des prétextes
discutables. Application approximative des règles de concurrence... Pour
rentabiliser très rapidement leurs investissements, les opérateurs
Orange, SFR, et Bouygues Télécom ont la main lourde.
Sont-ils plus à blâmer que les consommateurs ? Pas si sûr. Ces derniers,
de mieux en mieux informés, et protégés par la loi, ont cherché à profiter
des règles de la concurrence, au-delà du raisonnable : zapping
intempestif entre opérateurs, arnaques aux coffrets, changements
inopinés de formule d'abonnement, pertes réelles (par négligence) ou
supposées d'appareils, abus des formules d'assurances, combines
diverses... Ils jouent sur tous les tableaux.
Intermédiaires entre utilisateurs et opérateurs, les distributeurs
indépendants, eux, ont mangé aux deux râteliers. En toute discrétion, et
même avec la complicité passive des opérateurs. Comment ? En
multipliant les fausses promotions, les abonnements bidon, les
exportations illégales, les trafics de cartes Sim et les déblocages illégaux
d'appareils «protégés».
Quant aux fabricants d'appareils, ils ont profité de l'extraordinaire boom
de ce secteur d'activité en pratiquant des politiques tarifaires pour le
moins opaques (des ventes de téléphone à 1 euro !). Quels mystérieux
accords les lient aux opérateurs ?
Une passionnante plongée dans ce secteur économique, «miracle» de
ces dix dernières années. La première enquête du genre en France.
Stupéfiant...