La sorcellerie dans les contes populaires

«Je l'ai souvent dit, il y a des gens qui sont sorciers. De cette façon,
s'ils vous veulent du mal, ils vous feront tout le tort qu'ils pourront.
Mais certains vous causeront dommage sans même y penser... Il leur
suffit de vous voir, ou de voir ce qui est à vous : ils sont néfastes. S'ils
touchaient la queue de la belette, ou celle du renard, qui est pourtant
si belle, elle leur tomberait. Ils sont de mauvais augure, ils ont
le mauvais oeil, appelez cela comme vous voudrez...» Voilà ce qu'on
pouvait encore entendre, dans les campagnes françaises, au début du
XX<sup>e</sup> siècle.
Le sorcier était très présent dans la tradition orale de toutes les régions
de France. Le conte populaire traditionnel rapportait souvent
des histoires de sorciers. Les sorciers étaient souvent classés en catégorie
suivant leur «spécialité». Vous aviez les meneux de loup, les
loups-garous, les courtiliers, les caillebottiers, les noueux d'aiguillettes,
les jeteux de sorts...
Ce sont ces histoires de sorciers que Gérard Bardon, le rédacteur en
chef de l'Almanach des Terroirs de France , est allé puiser aux quatre
coins du pays dans la tradition orale de nos terroirs.