Histoire de la Franche-Comté en BD. Vol. 1. La fleur de lys et la toison d'or

La Franche-Comté, pays de grandes forêts, de lacs tranquilles, de cascades
sauvages et de petits villages qui paraissent dormir sous la neige, se serait-elle tenue
éloignée depuis 2000 ans de l'épopée du Peuple français ?
Ce serait oublier qu'elle abrita les Séquanes, ces guerriers dont l'autorité
s'étendit du Rhin à la Provincia Romana et qui surent habilement se concilier,
tour à tour, Rome et leurs voisins gaulois, selon l'humeur du moment et leur désir
de vivre en paix.
Après les grandes invasions, le pays s'intégra en douceur dans le royaume
burgonde. A la mort de Charlemagne, il fit partie de la Lotharingie, s'éloignant
ainsi, peu à peu, de la couronne de France, pour se retrouver dans l'empire
germanique. Les chroniques de l'époque rappellent les visites agitées de l'empereur
Frédéric Barberousse.
Quand les guerres médiévales secouèrent l'Europe, la Comté connut, elle aussi,
ses conflits féodaux. Mais Jean de Chalon, dit l'Antique, habile diplomate, parvint,
par ses alliances et ses achats, à s'imposer comme «le maître du sel», et par conséquent
comme l'homme le plus important du pays.
Puis la Comté vit se succéder à sa tête tout un bouquet de jolies comtesses, qui
réussirent à préserver la paix dans le domaine. Certaines même devinrent reines de
France !
Lorsque la guerre de Cent Ans éclata, la Comté, rattachée au duché de Bourgogne
soutint, un temps, le parti anglais. Quand Philippe le Bon arriva au pouvoir il était à
la tête d'un immense domaine qui s'étendait jusqu'aux Flandres bien qu'auparavant
la principauté de Montbéliard, sous l'autorité des Wurtemberg, se fut tournée
résolument vers la Germanie.
A la fin de l'album apparaissent deux personnages de premier plan : le dauphin
Louis, futur Louis XI, personnage habile et dissimulé et le fougueux Charles le
Téméraire.
Qui emportera la Comté ? Le roi à la Fleur de lys ou le duc à la Toison d'or ?...