Mem et Zîn

Dans la province du Botan, un jeune Kurde, Mem, s'éprend de la sœur du prince, la belle Zîn. Celle-ci partage son amour passionné, mais les intrigues du traître Bekir déclenchent l'hostilité du prince qui refuse leur union. Cependant, ni l'éloignement, ni la prison ne parviendront à briser leur amour qui survivra au-delà de la mort.
Autour des deux jeunes gens, Ahmedê Khanî dépeint les fastes et la grandeur d'une cour princière kurde du XVII<sup>e</sup> siècle, avec ses fêtes, ses banquets, ses chasses, ses faits d'armes... Il dresse le tableau captivant de l'âme humaine où l'amour, l'amitié, le courage s'opposent à la médisance, la jalousie et la tyrannie. Tiré d'une légende populaire, ce chef-d'œuvre est le premier manifeste national de la littérature kurde et un grand poème d'amour mystique. Ahmedê Khanî pose un regard pénétrant et visionnaire sur le destin de son peuple, déchiré encore aujourd'hui par ses divisions et ses faiblesses.
Cette œuvre majeure de la littérature kurde n'avait jusqu'ici jamais été traduite en français.