Racines égyptiennes de l'au-delà musulman

«[...] Quinze siècles se sont écoulés entre les dernières
recensions des textes égyptiens et l'impression du Coran. Et
pourtant, remarque l'auteur, que de ressemblances, entre autres,
sur le sentiment de l'éternité et le désir de l'immortalité, l'instant
de la mort, la conscience et la foi en une vie post mortem , le
Paradis et l'Enfer, sans compter le thème du passage, de l'épreuve
d'admission à la félicité dans l'au-delà. L'auteur en tire l'idée que
le sentiment religieux semble être co-substantiel à l'homme
puisqu'aussi loin qu'on remonte dans le temps, l'histoire de
l'humanité est traversée par le besoin de spiritualité. André Leroi-Gourhan
a même parlé des religions de la Préhistoire.
[...] En fait, le point focal du texte est ailleurs. La question est
de savoir si la permanence du sentiment religieux et les
ressemblances décelées ne traduisent pas plutôt l'unicité de la
source des messages religieux ? En un mot, n'est-il pas possible
de penser que tous les peuples ont reçu, à un moment particulier
de l'histoire, une parcelle du message divin, du même message
divin ? Si oui, alors les ressemblances entre religions révélées et
religions dites locales (...) ne découleraient pas d'une copie des
premières par les dernières, mais proviendraient de l'unicité de la
source (Dieu) et de la quintessence du contenu du message.»
Pr. Babacar Sall