Un filet et des sports : approches sociologique, historique, prospective, comportementaliste

Au XVI<sup>e</sup> siècle, un sport attire l'attention de tout un peuple. Il
s'agit de la courte paume. Trois siècles plus tard, ses successeurs se
développent en Angleterre : le tennis, le tennis de table, le badminton et le
volley. Leur histoire est commune jusqu'à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle puis ils
connaissent une popularité différente. Ces sports n'ont pas seulement des
écarts en termes d'effectif. Leur règle, leur recrutement social et la
manifestation d'émotions du joueur au cours de la partie sont autant de
divergences qui peuvent intéresser les sciences humaines et sociales
comme la sociologie, l'éthologie et l'histoire.
Quelles sont-elles ? Comment sont-elles nées ? Comment évoluent-elles ?
Pourquoi les joueurs ne sont-ils pas en contact ? Pourquoi en France l'on
recense environ quatre cents licenciés à la courte paume et plus d'un
million au tennis ? Pourquoi le badminton connaît-il une croissance
exponentielle ? Quels sont les facteurs qui attirent les pratiquants vers telle
ou telle discipline ?
Nous comparons la logique interne de chaque sport et notamment les
rapports des joueurs avec l'espace, le temps, autrui et les objets. Les
mimiques gestuelles des joueurs au tennis, tennis de table, courte paume,
badminton et volley, sont décortiquées. L'analyse minutieuse de matches
montre la diversité des attitudes suivant diverses situations de jeu et révèle
des modèles comportementaux. Le sport est bien un média de
communication porteur d'affectivité. Il interagit avec la société, il en est
son reflet.