Et si le terrorisme manipulait les médias ?

Que cherchent les terroristes dans le champ médiatique ? Comment
interpréter les ingérences médiatiques dans le champ terroriste ? La
problématique des relations équivoques entre le terrorisme et les
médias est assurément un sujet de grand questionnement.
Cet ouvrage se propose de restituer la réaction contrastée de l'Afrique
aux attentats terroristes survenus le 11 septembre 2001 aux États-unis.
Plus fondamentalement, l'auteur y jette un regard synoptique sur les
points d'ancrage et de rupture entre le journalisme et le terrorisme
qu'il tente par ailleurs d'analyser comme un acte de communication
politique. L'attentat terroriste a besoin des médias pour relayer son
message sous-jacent et lui assurer une audience espérée. Les médias
ont besoin du spectacle et de l'émotion qui accompagnent toute violence
terroriste pour vendre. Chacun des deux protagonistes, pareillement
harcelants, exploite froidement la disponibilité de l'autre pour
satisfaire ses besoins dans deux sphères d'influence distinctes. D'où
une relation totalement intéressée, à situer dans une perspective qui
n'est pas de connivence, mais d'exploitation réciproque.
L'ouvrage montre aussi les difficultés auxquelles se heurtent les
Nations unies dans leur effort de faire émerger un consensus sur une
définition universellement acceptable du terrorisme. Il traite des utilisations
souterraines que les réseaux terroristes font de l'Internet et
présente Al-Jazeera, la chaîne arabophone d'informations en continu,
comme la rivale de la chaîne américaine CNN, dans la couverture
exclusive des conflits mondiaux actuels, ce qui lui vaut autant de roses
que de cactus.