La Cour pénale internationale : entre nécessité de justice et impératif de paix

La cour pénale internationale
La Cour pénale internationale (CPI), avancée notable en ce
XXI<sup>e</sup> siècle, apparaît sous les feux des projecteurs. Peu connue
ou mal aimée, elle fait l'objet de critiques les plus acerbes du
fait de ses méthodes et procédures. Au-delà de ces critiques,
se posent la question de la justice et de la paix, deux notions
que la Cour doit s'efforcer de conjuguer. Mais fréquemment,
celle-ci apparaît dans l'imaginaire populaire comme une Cour
mettant en oeuvre une justice à géométrie variable ; une justice
de vainqueur qui, loin d'instaurer la paix par le truchement
de la justice contribue à renforcer le sentiment d'injustice et à
fragiliser davantage le tissu social dans les sociétés sortant de
crise ; des facteurs endogènes et exogènes handicapent la Cour.
L'avènement de la CPI a suscité beaucoup d'espoirs, mais pour
que celle-ci joue pleinement son rôle, elle doit effectuer sa mue
et se débarrasser des limites tant textuelles qu'opérationnelles
qui minent son action. Certes, imparfaite, la CPI n'en demeure
pas moins à ce jour le modèle le plus achevé d'une juridiction
internationale pénale.