Le théâtre des perceptions

Submergé par le poids de sa morne
existence, Joseph, jeune laveur de
cadavres de vingt-deux ans, décide dans
un geste ultime et grandiloquent, de mettre
fin à ses jours. Mais c'était sans compter
sur l'arrivée inopinée de sa nouvelle voisine
qui le sauve in extremis. Si l'acte de son
héros peut sembler tragique, Angela Carter
tourne son propos du côté d'une dérision
irrésistible et cruelle. Dans une langue
truculente, la romancière nous invite à un
spectacle aussi déglingué que réaliste sur la
difficulté d'être dans le Londres des années 60.
«Inclassable, brillante et iconoclaste, l'oeuvre
d'Angela Carter reste trop mal connue en
France. Rude et désinvolte à la fois, sa mise
en scène des dérives de sa génération met
en lumière le bouleversement des rapports
entre hommes et femmes.»
C.A., La Croix