La langue de Chevillard ou Le grand déménagement du monde

Depuis son entrée en littérature, en 1987, Éric Chevillard est à
l'origine d'une oeuvre tout entière tournée vers l'exploration
des potentialités de la langue
Auteur de dix romans, de Mourir m'enrhume (1987) à Dino Egger
(2011), créateur d'un blog ( L'Autofictif ), où il signe quotidiennement
trois billets, publiés en volumes depuis 2009, dialoguant avec certains
peintres comme Gaston Chaissac ( D'attaque ), Éric Chevillard tient
également, depuis 2011, une chronique dans Le Monde des Livres.
Une telle posture auctoriale plurielle , qui reflète le caractère exploratoire
de l'oeuvre, paraît caractéristique du nouveau siècle en ce qu'elle
prend appui sur des supports variés et convoque diverses sémiotiques
comme point d'ancrage / d'encrage, ou comme ligne de fuite, de
sa propre écriture.
C'est cet attrait pour l'écriture du nouveau siècle qui réunit stylisticiens
et traducteurs au sein d'un volume que vient conclure un
entretien avec Éric Chevillard.