La tsarine noire : et autres contes. Puissances du masochisme

«Au fil d'un dialogue coupé au couteau, les mots fulgurent
en éclairs de lame, et lacèrent, et tranchent ; le récit, soutenant
la montée en puissance de l'esclave du tsar, sa maîtresse devenue
son maître, dans un essai d'une journée "pour voir", progresse
à coups de coutelas - une splendide esclave noire en est l'implacable
virtuose ; les corps d'hommes, boyards et nobles, sont
transpercés, découpés, écartelés - pour ce renversant couronnement
couronnant le renversement des rôles : la tête du tant
aimé tsar est décollée - tranchée. Phallus cou coupé ! Les touches
de rouge sang qui émaillaient paysages, vêtements et visages
culminent en "bain de sang".
Et voici que surgit soudain, jaillissant du texte de ce cher
Masoch, se délestant de tout esclavage et de toute emprise
sexuelle, cette "souveraine de Galicie", la "tsarine noire". Mais
pour quelle autre archaïque ou neuve souveraineté, qui répondrait
à cette énigme pelotée flagellée refoulée "depuis la fondation
du monde" : mais que veut la femme ?»