Génie-Légion : De Sidi Bel Abbès au Kosovo

Génie-Légion : De Sidi Bel Abbès au Kosovo

Génie-Légion : De Sidi Bel Abbès au Kosovo
Éditeur: Lavauzelle
2000160 pagesISBN 9782702504581
Format: BrochéLangue : Français

Dès sa création en 1831, la destinée de la Légion étrangère se trouva inscrite dans cette phrase du maréchal Bugeaud : «Nous avons marché l'épée dans une main, la pelle dans l'autre.» Combattants et bâtisseurs, les légionnaires l'ont été et continuent à l'être depuis 169 ans. Si les combats constituent la trame du Livre d'Or de la Légion, il ne faut pas oublier qu'à chacun de ces noms illustres correspond une oeuvre pacificatrice sans laquelle ne se conçoit pas l'action de la Légion. Et lors de chacune de ces campagnes, les légionnaires bâtirent pour durer, à l'image de la Tertia Augusta du préfet Quintus Flavius Maximus à Lambèse. En Algérie, ce sera l'oeuvre sacrée de Sidi Bel Abbès, au Maroc, la route du Ziz, le tunnel de Foum Zabel... C'est l'âge d'or des compagnies de sapeurs pionniers des quatre régiments d'infanterie.

Ailleurs, au Levant, la route directe Tripoli - Baalbeck témoigne encore aujourd'hui du passage de la Légion, tout comme la mise en valeur du Tonkin avant la guerre d'Indochine. Et comment oublier, en 1895, le long calvaire de la construction de la route menant le corps expéditionnaire du général Duchêne à Tananarive.

La Deuxième Guerre mondiale vit naître des techniques du Génie disposant d'un matériel moderne et adapté aux nouvelles missions de franchissement, d'organisation du terrain, de mobilité et de contre-mobilité. Ainsi, en Extrême-Orient, de nouvelles unités de Génie-Légion virent le jour. Certaines de façon durable comme le 61<sup>e</sup> bataillon mixte Génie-Légion, d'autres éphémères, adaptées aux réalités opérationnelles du moment. Mais toutes se comportèrent «à la manière de leurs anciens» et payèrent un lourd tribut au combat désespéré de la France en Indochine.

Les années 1960 -1980 furent marquées par la réalisation de nouvelles implantations. La Légion reconstruisit «magnifiquement» sa maison mère à Aubagne et se dota d'un splendide quartier à Castelnaudary pour accueillir l'instruction des engagés volontaires. En 1963, le 5<sup>e</sup> REI est transformé en 5<sup>e</sup> régiment mixte du Pacifique et devient l'unité «génie» du Centre d'expérimentation du Pacifique ; en 1971, le 61<sup>e</sup> BMGL est recréé afin d'oeuvrer à la réalisation du camp de Canjuers. A son départ au Larzac, il sera remplacé par la Compagnie renforcée de travaux routiers de la Légion étrangère formée à partir du 1<sup>er</sup> RE. Partout la Légion construit. Outre-mer, les compagnies de travaux ouvrent des chantiers à Madagascar, à Djibouti, sur les atolls du Pacifique. En 1973, avec l'arrivée du 3<sup>e</sup> Etranger en Guyane, commence la grande aventure de la route de l'Est achevée depuis peu.

Les années 1980 marquent un tournant dans les missions de l'armée française et de nouvelles menaces apparaissent. Avec les attentats de Beyrouth s'ouvre le temps des bombes. En 1984, la Légion crée le 6<sup>e</sup> régiment étranger de génie qui fait ses premières armes au Tchad avant d'être engagé dans le Golfe, au Koweït et dans toutes les opérations auxquelles la France prend part. En 1999, il devient le 1<sup>er</sup> REG et un deuxième régiment de Génie-Légion est créé. Le 2<sup>e</sup> REG reprend les traditions des unités d'Indochine. Régiments de génie-combat, les 1<sup>er</sup> et 2<sup>e</sup> REG remplissent les missions du génie, le déminage notamment, mais comme tous les régiments Légion, ils entretiennent leur vocation de bâtisseurs et comme jadis à Foum Zabel, bien souvent :

«L'énergie de leurs muscles Et leur indomptable volonté Furent leurs seuls moyens.»

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