Zindigné(e)s ! (Les), n° 5

Je suis un Objecteur de croissance
amoureux du Bien-vivre. Ce
positionnement tient à la
conviction que quelque chose
se cherche au sein des multiples
forces qui luttent pour la justice
sociale et écologique en Europe, mais
aussi en Asie, en Afrique et dans les
Amériques.
Nos amis sud-américains parlent
désormais ouvertement d'un «socialisme du
Buen-vivir» et plus seulement de «Buen-vivir»,
ancrant ainsi ce nouveau mouvement
dans une longue tradition révolutionnaire.
Nos amis africains puisent dans la philosophie négro-africaine
de l'existence de qui nourrir un socialisme africain pour le XXI<sup>e</sup> siècle, un
socialisme nécessairement antiétatique, un socialisme nécessairement
communautaire, un socialisme fondé sur l'être davantage que sur l'avoir.
Nos amis asiatiques se retrouvent derrière des notions comme la pauvreté
écologique pour penser aussi un monde égalitaire et fraternel. Le moment
est venu d'opposer en France, comme dans les autres continents, une écologie
des pauvres à l'écologie des riches, une écologie des pauvres qui ait la capacité
de changer l'objet même de l'écologie, une écologie des pauvres qui ouvre de
nouveaux chemins. Les gauches ont en réserve des potentialités considérables
tant la difficulté de marier le «rouge» et le «vert» ne tient pas au retard mais au
double fléau du social-libéralisme et du stalinisme anticommuniste.
Des Amériques à l'Afrique en passant par l'Asie et l'Europe de nouveaux chemins
sont frayés qui conduisant à une nouvelle articulation de la justice sociale et de la
justice écologique sur la base d'une remise en cause conjointe du capitalisme, du
productivisme et de l'étatisme. Ce nouvel essai est donc un cri d'espoir. (Cf. bon
de commande page 116)