Au pays des antiquaires : confidences d'un maquilleur professionnel

Au pays des antiquaires
Confidences d'un « maquilleur » professionnel
« ...j'ai constaté maintes fois qu'en affaires il n'était nullement besoin d'être intelligent, il suffit d'avoir de l'audace, un peu d'argent au moment propice, et une conscience élastique ».
Le ton est donné.
À son arrivée à Orléans, André Mailfert est peintre aquarelliste. Or, « la peinture nourrit rarement son homme ». Après avoir « transformé en ancien » un baromètre flambant neuf, il va se prendre au jeu et devenir pendant près de trois décennies l'un des plus célèbres faussaires en meubles.
Dans ce « livre de souvenirs » émaillé d'anecdotes savoureuses, il raconte comment, avec plus de deux cents ouvriers, menuisiers, ébénistes, peintres, doreurs..., il produisit des trumeaux, sièges, armoires, meubles en tous genres, et comment il abusa des « experts » en art et en mobilier, allant jusqu'à inventer l'École de la Loire dans la lignée de Jean-François Hardy, ébéniste du XVIII<sup>e</sup> siècle, uniquement sorti de son imagination.
Le présent ouvrage d' André Mailfert (1884-1943) est la première édition annotée d' Au pays des antiquaires , publié en 1935 puis réédité plusieurs fois.