Dix-neuvièmes assises de la traduction littéraire : Arles, 2002 : soigner, écrire, traduire

Dix-neuvièmes assises de la traduction littéraire : Arles, 2002 : soigner, écrire, traduire

Dix-neuvièmes assises de la traduction littéraire : Arles, 2002 : soigner, écrire, traduire
Éditeur: Actes Sud
2003200 pagesISBN 9782742745883
Format: BrochéLangue : Français

La tonalité majeure des Assises est donnée par deux tables rondes

en miroir qui mettent à l'honneur la littérature des Caraïbes,

cet archipel d'Amérique au langage qui "court à travers les

langues anglaise, créole, espagnole ou française, en un point

focal, un lieu de mystère ou de magie où, se rencontrant, elles

se comprennent enfin" (Edouard Glissant). La première table

ronde, animée par Jean-Claude Lebrun, est consacrée à "Traduire

la littérature créole francophone" : en particulier Maryse Condé,

Raphaël Confiant, et Patrick Chamoiseau qui "colonise la langue

du colonisateur", se la réapproprie par l'usage qu'il fait du

créole, lui qui dit aussi : "Lorsque l'ennemi est une nébuleuse, il

ne faut pas seulement résister mais refonder." La deuxième, animée

par Christine Raguet, est consacrée à "La traduction des

écrivains de la Caraïbe anglophone" : V. S. Naipaul, Derek

Walcott, Jamaica Kincaid.

En ouverture, une conférence-causerie de Martin Winckler

qui parle avec chaleur et conviction des trois activités qu'il mène

de front et entre lesquelles les liens sont consubstantiels : "Soigner,

écrire, traduire". Etre à l'écoute d'un patient pour le guérir, d'un

texte pour le traduire, c'est également entrer dans l'univers de

l'autre avec la volonté d'ouvrir grand la fenêtre sur un horizon

commun.

La profession de traducteur littéraire qui réunit l'ensemble des

participants à ces Dix-Neuvièmes Assises d'Arles est abordée

sous plusieurs angles : les aides à la traduction, avec des

représentants du CNL et du réseau RECIT, sous la responsabilité

de Geneviève Charpentier, spécialiste de la question. Et, pour la

table ronde de l'ATLF, bilan des progrès accomplis depuis dix

ans dans le domaine du théâtre avec la "Carte blanche à la

Maison Antoine-Vitez", séance plénière animée par Jean-Michel

Déprats. Les principales questions portent sur la collaboration

entre le traducteur d'une oeuvre dramatique et les praticiens de

théâtre qui la portent à la scène.

Bel hommage de Françoise Cartano à Claire Cayron, membre

fondateur d'ATLAS, suivi de la projection du film qu'Henry

Colomer lui avait consacré en 1994 : Claire Cayron traduit

Miguel Torga. Reprenons la citation de Claire Cayron parue en

exergue de TransLittérature : "Le métier de traducteur est dans

l'oscillation consciente et contrôlée entre prudence et audace : il

faut avoir peur de traduire et cependant traduire. C'est dans

cette oscillation que la traduction est un art, échappant à tout

esprit de système."

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