Le cinéma de Singapour : paradis perdu, doute existentiel, crise identitaire et mélancolie contemporaine

Le cinéma de Singapour : paradis perdu, doute existentiel, crise identitaire et mélancolie contemporaine

Le cinéma de Singapour : paradis perdu, doute existentiel, crise identitaire et mélancolie contemporaine
Éditeur: L'Harmattan
2004143 pagesISBN 9782747560559
Format: BrochéLangue : Français

Très largement méconnu, le cinéma singapourien

existe ! Son âge d'or des années 1950-1960 est un

paradis perdu à découvrir. Même la production des dix

dernières années a échappé aux festivals et aux distributeurs.

Le cinéma de Singapour se voit peu en

dehors de Singapour...

Et pourtant, il y a certes longtemps, Singapour fut

une des principales plaques tournantes du cinéma

asiatique. Des années 1940 au début des années 1970,

les empires cinématographiques des Shaw Brothers et

de Cathay Organisation eurent une importance économique,

artistique et culturelle considérable, rayonnant

sur toute l'Asie du Sud-Est. L'industrie hongkongaise

elle-même doit énormément à Singapour.

Aujourd'hui, et après de longues années de silence

total sans aucune production, une génération nouvelle

de cinéastes donne de la cité-État une nouvelle image.

Certains, tels qu'Eric Khoo ou Royston Tan, se sont

affirmés sur la scène internationale du cinéma d'auteur.

D'autres, à l'instar de Jack Neo, développent un cinéma

grand public et occupent une place de choix dans le

box office local.

Quant aux Singapouriens eux-mêmes, ils sont restés

l'une des populations au monde allant le plus au cinéma.

Sans doute le public actuel connaît-il avant tout l'art du Cameroun,

des Bamoun, Bamiléké, Mousgoun, Matakam et des autres peuplades

africaines par l'impact qu'ils ont eu sur la culture moderne et les traductions

qu'en ont données Picasso, Braque ou Modigliani. Ces arts

dits «primitifs» se confondent pourtant sur un ensemble de présupposés,

de contextes culturels, sur des histoires, des visions du monde

absolument autres, dont, souvent, on ignore tout. Notre ouvrage ouvre

au non-initié, par-delà l'approche anthropologique des spécialistes, un

chapitre inouï d'histoire de l'art et de l'architecture. Le lecteur pourra

y apprécier dans toute sa splendeur, dans sa variété et sa puissance

expressive, l'art d'un continent qui abrite plus de nations et de cultures

que tous les autres.

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