Le bazar de Clodagh

Les nouvelles de ce recueil disent des maléfices.
Mais aussi des vénéfices, qui s'entendent comme
des magies et des envoûtements sexuels.
Les âmes, en perdition, errent de bas-fonds en
maisons closes, de manoirs orgiaques en forêts où
s'accomplissent des sacrifices, de boudoirs finde
siècle en ruelles de Byzance, tandis que les corps,
défaits, en quête de débauches, d'obscures dépravations
et d'épouvantes, entremêlent les plaisirs et
les plaies.
C'est l'oeuvre de chair, où passent autant Pierre
Louÿs et Marie de Régnier que des bacchantes et des
jeunes filles faciles, autant de peintres et d'érotomanes
que des livres qui, eux aussi ; dans leur
corps de texte, semblent écartelés par le stupre.
Avec Le Bazar de Clodagh , Arnaud Bordes instruit
un érotisme panique, où les entrelacs du style
épousent les entrelacs des luxures.
Après Le Plomb (A contrario) et Voir la Vierge (Auda
Isarn), salués par la critique, Arnaud Bordes,
nouvelliste, éditeur (éditions Alexipharmaque),
chroniqueur littéraire, collaborant à diverses
revues, signe ici son troisième ouvrage.