Merci monsieur le juge !

Mon éditeur m'a bassiné le chignon pour que je me coltine ce
baratin pour te filer l'envie de te farcir ce chef-d'oeuvre de la littérature.
L'enculerie commence dans mon beau deux-pièces à sic du mat,
par une envolée de dix perdreaux du 36, de chez les Orfèvres.
J'ai cru qu'ils s'étaient plantés d'étage. Et merde !... C'est bien ma
pomme qu'ils sont venus emballer !
72 plombes à patauger dans les bégonias !
Après leur cinoche, sûr que j'allais m'arracher peinardos. Voi-là
qu'un juge d'instruction veut me baver à deux doigts des
bacchantes. D'entrée, j'entrave que ce curieux est vraiment très
curieux, sans me laisser jacter. Il me colle sous le pif un mandat
de dépôt gratiné : «Association de malfaiteurs, bande organisée,
extorsion de fonds, dans le cadre d'une enquête pour assassinat...»
: un lascar a eu la mauvaise idée de se faire dessouder en
plein Paname.
Au ballon, je m'acoquine avec des bronzés, qui n'ont pas bruni
au soleil. À la première convoque de l'instructeur, j'entrave direct
que ce gonze se barre grave de la caisse, il dévisse du chapiteau,
il a des pépins dans le melon. L'avocat que je m'engorge n'est pas
mal non plus ; s'il existe un concours de nazes ou d'abrutis, sûr
qu'il gagne !...
Obligé de m'allonger sur 40 piges d'intimité avec le parrain des
parrains corses, qui a toujours tenu le paveton : François Marcantoni
! L'homme était immense, immense !
Il ne faut pas pousser la marguerite. Je vais pas me farcir non plus
un chapitre !!!
T'as plus qu'à mettre la paluche dans ta fouille... !!!
Et bon bouquinage.