L'Africain de Nantes

Nantes 1830. La traite des noirs, qui a fait la fortune de la
ville au siècle précédent est encore en vigueur. Jean-Baptiste
Giquiaut, capitaine en second d'un navire négrier, entame
une nouvelle traversée vers l'Afrique puis les Antilles. Un prêtre est
du voyage : membre de la «Société chrétienne pour l'abolition de
l'esclavage», il se propose de témoigner contre la traite.
Sur la côte de Guinée, un roi nègre confie son neveu, Anko, au capitaine
du navire afin que le jeune garçon apprenne «à lire et écrire la
langue française». Le prête se charge de cette tâche.
En Guadeloupe, le jeune noir, baptisé François, échappe à la condition
d'esclave grâce à la protection de son tuteur ; éduqué, libre de
ses mouvements, il participe à la croisade de Corentin Goujon qui
affronte planteurs et négociants, s'attire leur haine et se fait expulser
vers Nantes quatre ans plus tard.
À Nantes, François complète son éducation, mais il demeure malgré
tout l'Africain : comment trouvera-t-il sa place dans une société qui
le tolère à peine ?
Son tuteur décède, le laissant sans autre protection que sa forte
personnalité et son projet de rejoindre les Antilles afin de poursuivre
la lutte.
Deux rencontres vont sceller son destin : Séraphine, la jolie métisse
dont il tombe amoureux mais qui le dédaigne, et Édouard, le fils de
Gicquiaut, auquel le lie une belle amitié, qui tente maladroitement
de l'aider.