Le figuier

Après Le Sourire du chat (1984) où il évoquait
une enfance à la fin de la Seconde
Guerre mondiale, ce deuxième roman de
François Maspero traverse une décennie qui
commence en 1957 sur fond de guerre
d'Algérie et s'achève en Amérique centrale.
Aux premières pages, un atelier d'imprimerie
à l'enseigne du Figuier. Un homme y travaille,
solitaire. Il écrit, traduit, édite de la poésie.
«Mon Figuier, dit-il, est un Figuier de barbarie.»
Dans son passé, des images d'Europe
buissonnière, de guerre d'Espagne, de résistance
au nazisme, que le jeune Manuel a
bien du mal à démêler.
Autour d'eux des destins se croisent : François,
qui couve la douleur d'avoir eu vingt-cinq ans
dans les Aurès. Mary, la cinéaste, qui a voulu
un jour passer «de l'autre côté de la caméra».
Et d'autres, qui cherchent leur place dans un
monde dont ils veulent vivre intensément la
lumière et les ombres, la réalité et les rêves.