Exils et décalages chez l'écrivain portugais José Rodrigues Miguéis

Exils et décalages chez l'écrivain portugais José Rodrigues Miguéis
C'est à près de 60 ans que l'écrivain portugais José Rodrigues Miguéis (1901-1980) commence à publier son oeuvre en volumes : une oeuvre irréductible à toute étiquette globalisante composée de récits fictionnels en prose (romans, contes et nouvelles), mais également de récits moins catégoriques quant à leur appartenance générique (chroniques et/ou essais, récit autobiographique).
Le parcours biobibliographique particulier de José Rodrigues Miguéis - celui d'un écrivain exilé aux États-Unis en 1935, qui a longtemps hésité entre s'adonner au militantisme et au journalisme ou bien à la littérature - donne lieu à une oeuvre unique dans la littérature portugaise du XX<sup>e</sup> siècle. Marquée par un réalisme implacablement sûr de lui et une dimension autobiographique prononcée, elle est le résultat de longues et douloureuses réécritures de son passé mis en texte, passé omniprésent à la fois revendiqué et rejeté, et ce jusqu'à la fin de sa vie.